Mentir, c'est un art que je maîtrise à merveille !

Publié le par Nadine

Salut les loosers

 

moranoguignol

 

Pour le mensonge, je suis douée ! C'est tout un art ! J'ai construit ma carrière politique dessus. J'ai fait croire aux ploucs votant pour moi que j'étais une femme issue du milieu populaire, mais en réalité, j'étais déjà haut placée dans le privé. Eh oui, je gérais le parc naturel Régional de Lorraine au niveau de la communication, poste que j'ai pu obtenir grâce à mon DESS de communication et d'organisation des entreprises. Deux salaires rentraient à la maison quand j'étais petite, à une époque où c'était tout à fait banal, et j'ai eu beau me la jouer Cozette dans "Les Misérables", il n'empêche que ma vie n'était pas si malheureuse que je n'ai voulu le faire croire. Facile d'endormir des corniauds qui ont une mémoire de poisson rouge, comme l'époque des années 70 et 80, incomparable économiquement et socialement aux années 2000 !

J'étais proche des milieux politiques par ma position, et comme je militais déjà au RPR, j'ai obtenu quelques faveurs. Je suis loin d'être une conne contrairement à ce que l'on prétend. Je sais avancer mes pions quand il le faut et je suis du genre prévoyante. Ne jamais insulter l'avenir et ne pas se baser sur des clichés, règle d'or en politique. Rien à voir avec ce qu'on veut imposer avec la règle d'or budgétaire, dans un but totalement politicien, qu'importe si demain nouvelle crise ou pas, cela nous empêche de mettre en place un plan de rigueur. Ca ne sera plus mon problème pour tout vous dire, donc honnêtement... Donc j'ai échappée aux idées de mon milieu, idées justifiées expliquant au fond que les riches aimaient entuber les pauvres pour se faire plus de fric et n'ayant aucune limite à cela. Qu'importe la manière, ce qui compte, c'est le résultat !

Le résultat ? Une place au soleil. Rien à foutre des soucis des uns et des autres pour tout vous dire. Non, moi je veux le pouvoir. Et tout le monde savait quand je n'avais pas encore 30 ans que la gauche, c'était avant tout une aventure avec Mitterrand. Et puis, on m'a tant méprisée quand j'étais fauchée, il fallait bien que je pense à mon avenir car les convictions c'est bien gentil, mais les bons sentiments et les idéaux, si ça triomphait comme ça d'un claquement de doigts, ça se saurait depuis le temps ! Non, il faut accepter le système et savoir en tirer profit. On me traite de gourde, de potiche, mais moi au moins, j'ai su comment tirer parti du système, et aujourd'hui je prospère avec lui et j'en redemande ! J'en ai rien à foutre des gens, de leurs souffrances, de leurs difficultés, moi ce qui compte, c'est avant
tout le bénéfice à tirer. Pour ça je peux faire la Cozette aux élections et la bourgeoise au pouvoir !

Je peux rejouer cette réplique 1 million de fois, ça marchera toujours ! Pourquoi ? Les Français ont une mémoire de poisson rouge, c'est comme ça partout sur le territoire, pas qu'en Lorraine ! Mais enfumer les gens est un art. On se sert des souffrances d'une région pour en tirer un profit. Comment ? Là je mène une campagne pour ma réélection de députée dans la 5ème circonscription de Meurthe et Moselle, et la Lorraine souffre au niveau sidérurgique par exemple. Je prétends tout et n'importe quoi en reprenant les éléments de langage travaillés en réunion sur Florange. Afin de chasser le bilan de Nicolas Sarkozy, qui a échoué à Gandrange et qui ne pourra rien faire pour Florange hormis des effets d'annonces dont on se moque l'issue. Qui en parlera dans 6 mois quand Nico sera réélu ? Eh ouais, on promet la reprise dans 6 mois, en fait on raconte des cracks en ressortant des chiffres déjà promis et qui ne changent rien au problème, mais sur l'instant, ça enfume les clowns votant pour nous.

On insiste sur la sidérurgie ? On parle de l'échec de Gandrange ? Pas grave, je me sers de mon statut de femme ayant toujours vécu en Lorraine en prétendant représenter les gens en jouant sur les émotions pour dire que la sidérurgie, c'est Mitterrand qui est responsable ! Car si les sidérurgies ont connu un pic de fermeture durant sa mandature, il n'en demeure pas moins que les problèmes ont commencé vers 1977 au niveau de la sidérurgie en France, surtout que la Lorraine n'était pas la seule région concernée. A Denain dans le Nord comme à Longwy en Moselle après, dont le même groupe comme sur l'ensemble du territoire national, a connu ses premières difficultés et avait déjà ses plans. 20 000 emplois supprimés dans le Nord, autant quasiment à Longwy. Mais la Lorraine étant frappée la dernière durant la Présidence de Tonton, je grossis le trait. Les journalistes ont beau enquêter, qui fouillera le passé ? Même s'ils le faisaient, je m'en fous ! Je convaincrais mes électeurs, aveuglés par la haine de la gauche, qu'importe si je travestis la vérité des faits.

Sinon, quand on nous attaque sur le bilan, on se planque derrière l'excuse de l'antisarkozsysme primaire convulsif et tout ce que vous voulez...On reparle de Jospin, de Mitterrand, et on peut même aller jusqu'au Front Populaire ou même Henri IV ! On s'en fout ! Ca détourne l'attention, et les bovins votant pour nous applaudissent. On sort l'excuse de la crise, qu'importe si on a maintenu des cadeaux fiscaux faits aux riches et si après la pression de la gauche, on l'a supprimé. On a supprimé l'ISF pour certains et élevé le plafond. C'est comme ça qu'on nique les pauvres, en leur faisant croire qu'on s'en prend aussi aux riches alors qu'on les assiste en réalité. Pourquoi je cautionne ça ? Le côté populaire, c'est du story-telling voyons ! Moins j'en ai, plus je l'étale. On me reproche justement d'en faire trop là dessus, mais des corniauds applaudissent encore. Plus c'est gros, plus ça passe ! Après, comme je l'ai déjà dit, ce qui compte, c'est le résultat, et moi j'aime le pouvoir, le fric, le luxe, le prestige. Le reste, je m'en tape, mais alors...Vous n'avez pas idée !

 

Le bilan, tiens...Quand une chance se présente, on la saisit ! Quelle aubaine cette affaire de Bayonne ! Nico hué, insulté et qui reçoit des oeufs. Du caviar ! On met ça sur le dos des militants socialistes pour emmerder Hollande, surtout qu'il n'existe aucun lien entre les socialistes et les séparatistes Basques. Mais allez savoir, c'était peut être un coup monté par nous, qui sait ? Je vous laisse dans le doute. Mais avec ça, là non plus on ne parle pas du bilan par la force des choses, car les médias regardent ailleurs et on ne parle pas non plus de propositions. La peur, la violence, tout ce qui a fait le succès de la droite depuis longtemps. On ne change pas les bonnes vieilles habitudes. On en fait tout un cirque et pendant ce temps là, on ne nous emmerde pas avec les préoccupations des pécores qui voteront pour nous car on a l'art de la manipulation et de l'enfumage. C'est un métier la politique !

 

Ca permet de dire par exemple que le PS est contre les handicapés et les pauvres car ils n'ont voté ni pour l'augmentation de l'allocation adulte handicapé, ni pour le RSA. Au diable s'ils ont voté contre pour exprimer une position sans rejeter le principe ! Le rôle de l'opposition, on fait croire qu'on s'y intéresse, mais on s'en tamponne ! Cela dit, s'ils avaient voté oui malgré des réserves techniques, leur rôle serait semblable aux godillots UMP. Et qu'importe si l'allocation adulte handicapé n'a rien à voir avec Nicolas Sarkozy car c'était un engagement de Jacques Chirac sur la loi de 2005 sur le handicap. On s'en fout de la vérité ! Seule la nôtre compte et si elle est approuvée par le bon Peuple, ou toutefois si on leur fait rentrer ça dans le crâne et que ça reste, c'est ce qui compte !

 

Je truque aussi mes déplacements ministériels. Parfois, mentir et manipuler, ça s'aperçoit mais ce sont les risques du métier. Ca m'est arrivé deux fois ! Une fois à Marseille en 2008 dans un hypermarché où un membre de l'UMP était chargé de jouer le père de famille satisfait des prix pour la rentrée scolaire et ainsi approuver le gouvernement avec les mesurettes imposées. Ou alors récemment à Neuves-Maisons en Meurthe et Moselle avec Pierre Lellouche où on a voulu faire venir un lundi des ouvriers dans une usine alors que le lundi, c'était jour de nettoyage. Manque de pot, la direction refusait d'obéir à cette volonté. Alors on a demandé aux types du nettoyage d'enfiler un bleu de travail et de faire semblant de travailler sur les machines.

 

 

 

 

Bisous

Nadine

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